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Philosophie 

Etre soi-même

Drop cap T

rouver la formule", se lamentait Cézanne. C'est-à-dire voir le réel avec les yeux du rêveur solitaire, dénicher les formes absolues complexes ; telle est ma démarche depuis le début. Vous découvrirez ici la synthèse de mon goût pour la géométrie et le lyrisme. Place, voici le géolyrisme !


Hier

Hastière-par-Delà, 2014

Mon parcours atypique, oscillant telle une respiration psychique entre le figuratif et l'abstrait, me confortait dans l'idée qu'un artiste pouvait devenir abstrait sans tuer l'image, comme l’avait compris Nicolas de Staël : « Je n’oppose pas la peinture abstraite à la peinture figurative. Une peinture devrait être à la fois abstraite et figurative. Abstraite en tant que mur, figurative en tant que représentation d’un espace. » 

Aujourd'hui

Avec la comète Ison, 2014

Après une analyse approfondie des oeuvres de Piet Mondrian, peintre novateur et fécond, mon art se définit désormais comme une peinture exprimant une dimension enracinée dans la face spirituelle du réel, où le questionnement sur le destin de l'espèce humaine définit le style ; je suis épris de formes absolues complexes au service d'un idéal plastique : le géolyrisme, soit la synthèse de l'abstraction géométrique et lyrique.

La passation du flambeau

En 1980, lors d'un voyage à Saint-Gengoux-le-National (Bourgogne), vécu pour satisfaire les exigences d'une recherche généalogique, j'ai pris conscience combien Piet Mondrian et Nicolas de Staël comptaient pour moi.

Le premier, épris d'absolu, a tué l'image ; le deuxième, nourri du lyrisme slave, refusait de tuer l'image. 

Leur degré d'exigence et leur capacité de renoncement m'animent de la même manière pour servir ce que j'appelle le géolyrisme.

Comme eux, je puise mon inspiration en observant la nature et les gens ; je n'interprète plus seulement leurs formes, je les transcende, je les élève à un niveau spirituel. La vocation de l'artiste n'est-elle pas aussi de spiritualiser nos états d'âme ?...

Je pense que l'homme est enfant des étoiles et qu'il retourne finalement à son état gazeux d'origine, pour se recycler avant une renaissance. La mort n'existe pas. Elle n'est qu'une forme de la personne à un moment particulier, comme une photographie n'est qu'un instantané. Il y a forcément un avant et un après.

Emotion plastique, d'abord

Pour exprimer la conscience de cette réalité, il me fallait sauvegarder l'émotion plastique loin de tout pathos ; d'où la nécessité d'inventer une grammaire plastique en correspondance avec mon tempérament.

Sauf à titre documentaire, peindre un paysage, d'une manière aussi fidèle que possible est stérile s'il n'aboutit pas à une synthèse personnelle. Vouloir plaire au plus grand nombre, n'est-ce pas la meilleure façon de se mépriser ?

Pour moi, le sujet n'est qu'un prétexte à nourrir ma passion pour des formes absolues complexes qui s'aiment bien, ordonnées par le rythme et magnifiées par la couleur.

Ainsi compris, "l'art est une aventure", comme me le rappelait avec raison, ma cousine Geneviève.



La citation

"Elever le réel au niveau du rêve, n'est-ce pas nous élever, par l'esprit, au niveau de la perfection ? Voyons donc le réel avec l'intelligence du rêve." (Emile Tainmont, professeur d'arts plastiques.)


Vous avez dit nouveau ?

Pointes, 2018

"La nouveauté dans la peinture ne consiste pas en un sujet encore nouveau, mais dans la bonne et nouvelle disposition et expression, et ainsi de commun et vieux, le sujet devient singulier et neuf." (Nicolas Poussin.)

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